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La sérigraphie fait partie de nos vies. On la voit partout autour de nous, que l’on en ait conscience ou pas. Sur les t-shirts que l’on porte, sur les tote bags des magasins, sur les cartes postales de nos vacances, sur cette théière que l’on aime tant…elle est partout!
Mais savez-vous vraiment ce que c’est ? Aujourd’hui, on lève le mystère qui plane sur cette technique de marquage familière et méconnue. C’est technique, mais fascinant!
La sérigraphie est un procédé d’impression au pochoir. L’encre traverse un écran, une maille tendue sur un cadre, uniquement aux endroits où le motif a été laissé ouvert, puis se dépose sur le support. Chaque couleur du visuel a besoin de son propre écran.
Le mot vient du latin sericum, la soie, et du grec graphein, écrire. Pratiquée à l’origine en Asie, cette technique de marquage est devenue un procédé industriel : chez IKONE, l’impression se fait sur des carrousels qui garantissent une cadence et une régularité constantes sur toute une série.
La sérigraphie, de manière générale, est un procédé d’impression à l’aide d’un écran (tissu, nylon, polyamide…) à travers lequel est appliquée une encre. C’est donc une technique de marquage qui n’est pas spécifique au textile, car elle est également utilisée pour des supports papier ou céramique par exemple.
La sérigraphie permet d’appliquer un visuel sur le matériau à imprimer, grâce au principe du pochoir. Jusque-là, ça paraît presque simple. Cette technique fait donc intervenir un ou plusieurs pochoirs, un ou plusieurs cadres, ou écrans, et de l’encre.
Ainsi, pour démarrer le processus de sérigraphie, nous avons besoin de créer au minimum un pochoir. En fait, il y aura autant de pochoirs qu’il y a de couleurs à imprimer. Les possibilités sont vastes concernant le résultat graphique (aplats de couleurs, dégradés…) que l’on peut obtenir en sérigraphie, mais cela dépend principalement de la main de l’homme, à savoir, celle du graphiste 😉 Et je dis l’homme, car chez nous, c’est Ghislain l’artiste!
La sérigraphie s’applique sur des surfaces planes ou cylindriques, à condition d’adapter l’encre au matériau. Chez IKONE, elle sert à personnaliser des vêtements de travail et de communication comme des objets publicitaires.
Côté textile, nous imprimons en sérigraphie des t-shirts, des sweats, des polos, des chemises, des vestes et des tabliers. La même technique marque aussi des tote-bags, des parapluies, des gobelets et des carnets.
Sur textile, la sérigraphie emploie des encres à l’eau ou plastisol. Ces encres ne sèchent pas à l’air libre : elles sont fixées dans la fibre par un passage au four, dans un tunnel chauffant. Des finitions spéciales sont aussi possibles, avec des encres gonflantes, métallisées, phosphorescentes ou pailletées.
En dehors du textile, la sérigraphie est utilisée dans l’industrie pour marquer le papier, la céramique, le métal ou le plastique, et même pour fabriquer des circuits imprimés.
Une sérigraphie textile passe par sept étapes : la préparation des pochoirs, celle des cadres, celle des couleurs, le calage du carrousel, l’enfilage, l’impression et le séchage. Les quatre premières forment ce qu’on appelle les frais techniques. Elles ne dépendent pas du nombre de pièces, ce qui explique pourquoi la sérigraphie devient plus intéressante à mesure que la quantité augmente.
Voici comment ces étapes se déroulent chez nous, à Sorgues.
Les “pochoirs” ou plus précisément, les “typons” sont donc préparés par Ghislain, l’un de nos trois employés médaillés. Eh oui, nous avons des champions dans leur domaine! Ghislain est notre graphiste en P.A.O. (Programmation Assistée par Ordinateur).
Son rôle est de créer des typons, qui sont des feuilles transparentes où sont imprimées des motifs à l’aide d’une encre opaque.
Pour cela il doit en amont, “re-travailler” le visuel/logo qui doit être imprimé. Pour créer ces typons, il a besoin de fichiers vectorisés (format Ai, Adobe Illustrator) en haute qualité. La haute qualité de l’image, même en mono-couleur, nous permet d’assurer un rendu impeccable. Dans le cas du multi-couleurs, la vectorisation est essentielle car le graphiste doit décomposer l’image en plusieurs “couches” pour créer les différents typons, comme vous pouvez le voir sur les images ci-dessous.
Une fois la création des typons terminée, vient la préparation des cadres. Comme pour les typons, il faut préparer un cadre par couleur de visuel. Ici, nous prenons l’exemple du logo Carrément Fleurs qui comporte 6 couleurs différentes.
Un cadre est un textile tendu dans un encadrement de métal ou de bois. Ici, nous utilisons des cadres en métal. Le tissu est composé d’un quadrillage plus ou moins dense. Les carreaux sont donc plus ou moins grands. Si on souhaite un dessin très opaque, il nous faut un cadre peu dense, et si on souhaite un dessin très précis, il nous faut un cadre très dense. C’est un peu comme des pixels pour la résolution d’une image.


Le cadre doit être recouvert d’une émulsion qui durcit une fois exposée aux UVs.

Pour chaque cadre, un typon opaque, préparé au préalable, est placé sur le cadre qui est exposé aux UVs.
Pour mieux comprendre ce principe, imaginez que le typon agit un peu comme de la crème solaire qui protège l’émulsion. Celle-ci ne devient pas dure aux endroits du dessin et elle peut être enlevée grâce à un jet d’eau.
Le motif à imprimer apparaît et le pochoir est prêt à être utilisé.
Les couleurs des encres sont choisies en fonction des instructions du graphiste. Nos sérigraphes “fabriquent” les couleurs à partir de nuanciers qui font référence à des couleurs standards PANTONE.
Dans le cas des tote bags pour Carrément Fleurs, nous pouvons appliquer les couleurs telles qu’elles. Cependant, dans le cas d’un support textile foncé (tee-shirt noir, marron…) nous auront besoin d’appliquer ce que l’on appelle un “blanc de fond”, qui est simplement une couche de blanc, appliquée au préalable, avant les autres couleurs, pour éviter aux couleurs de migrer dans le tissu et de se confondre avec la maille…Si aucun blanc de fond n’était appliqué, l’encre serait à peine visible.

T-shirts, sweats, sacs : notre atelier de Sorgues imprime vos visuels en sérigraphie à partir de 20 pièces, avec un BAT systématique et un calage des couleurs Pantone.
Le carrousel est cet énorme « poulpe » sur lequel les cadres sont posés. Le textile va passer tour à tour sous les cadres successifs du carrousel pour se faire imprimer.
Il existe deux types de carrousel. Le carrousel manuel, avec lequel l’encre est passée à la main avec une racle ou le carrousel automatique.
Le carrousel manuel est plus adapté aux petites productions, alors que le carousel automatique, de par sa pression constante sur les cadres, est plus approprié aux grandes séries et aux multichromies.
Lors du calage, le but est de “caler” les cadres les uns par rapport aux autres sur les bras du carrousel, afin que les motifs de chaque couleur coïncident pour re-former le dessin final. Plus il y a de couleurs à placer, plus c’est difficile !

La plaque sur laquelle repose le textile à imprimer s’appelle une jeanette. Une jeannette peut être plus ou moins grande pour accommoder différentes tailles de supports d’impressions (sur tee-shirt, tote bag, manche de tee-shirt, casquette…)

Une fois le calage terminé, et le textile placé sur la jeannette, nous pouvons passer à l’impression sérigraphique à proprement parler.
La racle, placée au-dessus de chaque cadre, passe sur le cadre, et applique l’encre, en l’étalant, comme vous pouvez très bien le voir ici.
La particularité des encres que nous utilisons est qu’elles ne sèchent jamais à l’air libre. Il est donc nécessaire de “passer au four” les textiles pour fixer l’encre sur la fibre.

À la fin de l’impression, les cadres peuvent être réutilisés. Il faut les nettoyer pour retirer l’encre, puis enlever l’émulsion avec un produit spécial.

La sérigraphie donne des couleurs intenses et opaques, et un marquage qui résiste aux lavages répétés et aux UV. Sa principale limite tient aux frais techniques : sur une petite quantité, ils pèsent lourd dans le prix de chaque pièce. C’est pourquoi nous la conseillons à partir de 20 pièces.
Les teintes sont calées sur le nuancier Pantone, ce qui permet de respecter la charte graphique d’une entreprise ou d’un club d’une commande à l’autre. L’encre pénètre la matière, d’où une bonne tenue dans le temps.
Notre atelier est capable d’imprimer jusqu’à 12 couleurs, même si la plupart des motifs en utilisent 6 au maximum. Nous maîtrisons aussi la couleur indexée, une technique qui reproduit des dégradés avec un rendu proche de la photo. C’est un savoir-faire peu répandu dans la profession.
Chaque couleur demande son propre écran : plus le visuel compte de couleurs, plus la préparation est longue. Les frais techniques (création des écrans, calage de la machine, préparation des couleurs) sont engagés quelle que soit la quantité. La sérigraphie suppose enfin un support plat ou cylindrique.
Chez IKONE, nous vous conseillons habituellement la sérigraphie pour des quantités d’impression au-delà de 20 pièces car les frais de préparation, appelés aussi frais techniques, sont plus élevés que pour d’autres techniques de marquage pour de petites quantités. Vous hésitez entre la sérigraphie et le transfert DTF ? Découvrez notre comparatif dédié.
Le choix d’une technique de marquage dépend de trois critères : la quantité, le visuel et le support. La sérigraphie est la plus intéressante à partir de 20 pièces, pour un logo en aplats de couleurs. Le transfert DTF et l’impression numérique conviennent mieux aux petites séries et aux visuels photographiques. La broderie apporte un rendu en relief, très résistant.
| Technique | Principe | Quantités | Visuel | Supports | Rendu |
|---|---|---|---|---|---|
| Sérigraphie | Encre déposée à travers un écran, un écran par couleur | À partir de 20 pièces, mais plus intéressante sur les grandes séries | Aplats, jusqu’à 12 couleurs, dégradés en couleur indexée | Textiles et objets plats ou cylindriques | Couleurs intenses et opaques, résiste aux lavages et aux UV |
| Transfert DTF | Visuel imprimé sur film, puis pressé à chaud | À partir de 20 pièces, idéal pour les délais serrés | Quadrichromie, dégradés, visuels complexes | Coton, polycoton, polyester, textiles foncés | Net, fin, élastique, lisse au toucher |
| Impression numérique (DTG) | Encre à l’eau injectée dans le tissu par une imprimante | Petites quantités | Rendu photo | Textiles à 80 % minimum de matières naturelles | Presque imperceptible au toucher |
| Broderie | Logo cousu au fil dans la maille | À partir de 20 pièces | Logos et textes | Polos, sweats, casquettes, vestes… | Relief haut de gamme, lavage jusqu’à 90 °C |
Pour aller plus loin, chaque technique a sa page : sérigraphie, transfert, impression numérique et broderie. Si vous hésitez entre les deux techniques les plus demandées sur les t-shirts, notre comparatif “sérigraphie ou DTF” détaille les cas d’usage.
Il faut d’abord créer un typon par couleur, puis préparer un écran pour chacune : la maille est enduite d’une émulsion photosensible, insolée, puis rincée pour ne laisser passer l’encre qu’aux endroits du motif. On imprime ensuite couleur par couleur, avant de fixer l’encre par la chaleur. Un tirage artisanal se fait à la main ; pour une série textile régulière, il faut un atelier équipé d’un carrousel et d’un tunnel de séchage.
La sérigraphie dépose l’encre à travers un écran, une couleur après l’autre, ce qui demande une préparation et la rend intéressante à partir de 20 pièces. L’impression numérique (DTG) imprime le visuel directement sur le vêtement, sans écran, et convient aux petites séries et aux visuels photo. Elle est en revanche réservée aux textiles composés d’au moins 80 % de matières naturelles.
Le prix dépend surtout de trois éléments : le nombre de couleurs du visuel (puisque chaque couleur demande un écran), la quantité commandée, et les frais techniques de préparation, qui se répartissent sur l’ensemble des pièces. Plus la série est importante, plus le prix unitaire baisse. Pour un chiffrage précis, demandez un devis en nous indiquant votre visuel, le textile choisi et les quantités.
Notre atelier imprime jusqu’à 12 couleurs sur un même visuel. En pratique, la plupart des motifs en comptent 6 au maximum. Pour les dégradés, nous utilisons la couleur indexée, qui donne un rendu proche de la photo.
Chez IKONE, le minimum de commande est de 20 pièces. Vous pouvez mélanger les tailles, les coloris et les modèles pour atteindre ce seuil, tant que le marquage est identique sur toutes les pièces.
Lavez-le à l’envers à 30 °C et évitez le sèche-linge. Repassez toujours sur l’envers, pour ne pas faire fondre l’encre.
Vous avez un projet de t-shirts, de sweats ou de tote-bags en sérigraphie ? Envoyez-nous votre visuel et vos quantités : nous vous conseillons sur le nombre de couleurs et la technique la plus adaptée, avec un devis sous 24 à 48 heures ouvrées.

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